Chapitre 2 du roman « La Nouvelle Humanité, le clan des Brevelles ».
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J’ouvre les yeux pour contempler le ressac de l’océan qui s’étend devant moi. Le soleil s’est levé il y a une heure tout au plus et déjà ses rayons caressent ma peau et m’emplissent d’une chaleur plus que réconfortante. Je ne regrette pas une seconde d’avoir posé trois semaines de congés. Ils ont été compréhensifs au bureau et me les ont accordées sans aucun préavis.
— On parviendra à se débrouiller sans toi, ont-ils répondu. Reviens-nous en forme.
Le souffle léger du vent matinal apporte des senteurs de pin et de terre sèche. C’est presque marée basse et déjà les crabes sortent de leur cachette sablonneuse pour vite aller se nourrir avant que l’eau ne remonte. Tout est calme et parfait. Des oiseaux marins que je ne reconnais pas planent au-dessus de ma tête. Eux aussi semblent profiter de la marée basse pour se sustenter. Cela fait une quinzaine de jours que j’ai posé les pieds dans cet endroit idyllique et mon esprit semble enfin apaisé, comme si la tempête intérieure s’était dissipée. J’espère que je ne l’ai pas simplement laissée chez moi pour avoir la désagréable surprise de la retrouver à mon retour. Mais ça ne sert à rien de stresser pour une chose qui n’existe pas encore. Pour l’instant, je me suis promis d’en profiter un maximum.
Depuis quelque temps, je pratique la méditation. C’est une amie qui m’a initié, me persuadant, selon ses dires, que cela m’aiderait à dissiper le stress et équilibrer mes énergies. J’avais accepté, sans grande conviction au départ, mais la première séance m’avait surpris. Rien d’ésotérique ou de mystique, juste un moment où, assis en lotus dans une pièce silencieuse, je m’étais concentré sur ma respiration. Et, pour la première fois depuis longtemps, mon esprit s’était calmé. Ce n’est pas devenu une passion ni une discipline stricte, mais un refuge ponctuel. Quand la pression devient trop forte, je m’accorde ces moments pour faire le vide. Parfois, en me focalisant sur les fameux « chakras », j’atteins une sensation de flottement, comme si mon esprit se libérait de mon corps. Ce genre d’expérience est rare, mais elle reste ancrée en moi. Je ne cherche pas à comprendre si c’est réel ou non ; je sais juste que ça me fait du bien et ça me suffit. La retraite que j’ai réservée en venant ici, c’est un prolongement naturel de cette quête. Pas pour devenir un expert, ni pour trouver des vérités définitives, mais pour souffler, reprendre mon rythme et, peut-être, découvrir quelque chose que je n’attends pas.
…
La suite de ce chapitre sera disponible dans la version publiée du roman.